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Actualité et agenda de l'AFTI

Le Datacenter restera-t-il le cœur de la data ?

Avec l’équivalent de 30 000 gigaoctets créés chaque seconde à travers le monde, la masse de données traitée ne cesse d’augmenter.

Pour aider les entreprises dans ce dur labeur, il est nécessaire de trouver des solutions de datacenter plus adéquates, ainsi que de recourir à des compétences et des profils spécifiques.

Rien qu’en France d’ici 2020, le marché du Big Data va représenter autour de 9 milliards d’euros et devrait créer environ 137 000 emplois. Un avenir plein d’opportunités pour les titulaires du diplôme ARD – Architectes Réseaux de Datacenters proposé par l’AFTI.

Une formation complète qui prépare les informaticiens (ou les ingénieurs souhaitant se spécialiser) aux futures mutations du marché du datacenter. Les installations traditionnelles existantes sont en passe de devenir obsolètes à différents niveaux sous l’impulsion du cloud et la virtualisation.

Et l’AFTI dispose, pour cette formation, de son propre datacenter, ce qui est un avantage.

Les défis techniques qui se profilent dans le secteur

Qu’il s’agisse de commandes, de livraison, d’assistance ou de communication, un constant besoin d’immédiateté découle des échanges de données. Il devient donc essentiel aux entreprises de traiter ces dernières en temps réel pour rester compétitives et satisfaire la clientèle.

Entre l’emploi grandissant de l’Internet des objets, de l’intelligence artificielle et l’arrivée de la 5G, les prochaines innovations risquent de créer toujours plus de données. Une étude Data Age 2025 menée par le cabinet de recherche international IDC estime que d’ici 5 ans, 20 % des données seront traitées en temps réel lors de leur création.

Cela implique une nouvelle architecture de cloud computing et non de renvoyer les données au cœur du réseau pour y être analysées.

Avec les progrès technologiques et une mobilité croissante, les entreprises utilisent de plus en plus l’IOT et l’IA. Or ces diverses applications nécessitent un traitement de la data à la périphérie du réseau. À défaut de la taille, l’emplacement des datacenters va se montrer déterminant à l’avenir.

L’avènement de l’edge computing apparait comme une alternative au cloud classique. Son principe consiste donc à traiter les données en périphérie du réseau, là où elles sont générées.

La notion de proximité devient donc essentielle avec un réseau de datacenters locaux dont le rôle est de stocker et traiter. Rien d’étonnant à ce que le cabinet Gartner prévoit une expansion de 17% du cloud public sur l’année 2020 jusqu’à représenter 266 milliards de dollars.

Le colossal datacenter pourrait laisser sa place à un plus grand nombre de micros centres de données. Les spécialistes du cloud et de la data vont avoir de quoi faire pour optimiser les différentes infrastructures en fonction de l’évolution rapide des innovations en la matière.

Et en matière écologie ?

Suite à l’accord de la COP21, le seuil limite de la hausse de la température globale pour les datacenters a été fixé à moins de 2°C. Une réelle démarche écologique va être nécessaire pour y parvenir. Si les efforts sont réalisés, une limitation à hauteur de 1,5 °C entrainerait une réduction de 70 à 80 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Un enjeu d’une importance capitale à travers lequel les différentes infrastructures vont devoir se transformer pour devenir des centres de données éco-responsables. Le refroidissement des datacenters est le fruit de nombreuses innovations afin de réduire plus encore leur consommation en énergie.

Alors que certaines seront perfectionnées, de nouvelles pistes seront explorées. Parmi elles, le refroidissement liquide devrait connaitre une croissance forte dans les différents établissements. Moins gourmand en énergie que le refroidissement par air, il va se multiplier dans les années à venir. On voit déjà des architectures de serveurs équipées avec des systèmes de refroidissement liquide en amont.

Qui sont les géants de la data ?

Alors que la masse de données ne cesse de grandir, le cabinet Synergy Research détaille la croissance des investissements dans le cloud et l’internet. Avec un total de 120 milliards de dollars, les sommes dépensées par les géants du secteur ont augmenté de 43% en 2018. Leur but principal consiste à développer leurs datacenters.

Parmi les plus importants dans le domaine, on retrouve Amazon, Google, Facebook, Apple, Microsoft, Alibaba, Baidu, eBay, Netflix, Tencent, Oracle, IBM, Twitter… Leurs centres de données numériques sont réalisés de manière à centraliser les divers services cloud et internet proposés.

Des infrastructures à l’équipement de pointe qui, toujours plus grandes et performantes, permettent d’améliorer la qualité des services, la sécurité des données, etc. Pour se différencier les uns des autres, ils se livrent une bataille à l’investissement sans merci.

Selon Synergy Research, plus de quarante immenses datacenters ont vu le jour en 2018. Au total, il en existait 430 au début de l’année 2019, pour 132 projets supplémentaires en cours.

En France, Microsoft se démarque avec 4 centres de données pour plus de 10 000 clients. Les deux derniers datacenters Azure fêteront leur deux ans d’existence au premier trimestre 2020.

On compte des utilisateurs issus de grands groupes français, mais également des TPE de plus petite taille. L’externalisation des services d’infrastructure touche dorénavant tous les types d’exploitations.

L’informatique devient plus rapide et surtout plus flexible grâce aux fournisseurs de cloud public. Les entreprises gagnent ainsi en agilité avec la possibilité de disposer de milliers de serveurs en quelques minutes. Sur site, un tel déploiement pourrait mettre de 10 à 18 semaines en moyenne.

D’un côté, les datacenters doivent limiter leur consommation énergétique, de l’autre, une baisse des coûts d’exploitation est impérative. Mais alors que l’Edge computing se démocratise, les réseaux de petits centres de données se montrent de plus en plus utiles.

Même si les plus imposants serviront pour encore des années, il devient évident que les géants du secteur vont rivaliser d’inventivité pour se positionner.

Sur le marché du travail, le cloud et les centres de données engendrent de nombreux postes très recherchés. De l’expert en virtualisation à l’architecte de datacenter, les programmes de l’AFTI apportent toutes les compétences nécessaires.

La formation en alternance plonge les étudiants au cœur de la réalité du métier grâce à un réseau d’entreprises partenaires. De quoi réaliser des projets concrets et des mises en situations idéales pour gagner en expérience au sein de nombreuses entreprises leaders de l’informatique français.