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[Fiche métier] Développeur, un métier du futur

Les développeurs, ces linguistes technologiques s’acharnent à traduire idées et besoins en page web ou logiciel. Le fruit de leur travail façonne notre quotidien, nos relations sociales, notre économie, au point de les surnommer les maçons du 21e siècle. Et puisque les prévisions annoncent un futur toujours plus numérique, il est bon de se pencher sur ce métier prisé, qui risque d’évoluer plus vite qu’on ne le pense.

 

Qu’est-ce qu’un développeur ?

Le développeur, anciennement appelé programmeur informatique, travaille dans deux domaines : le développement logiciels d’une part, et d’autre part le développement web et des technologies de l’information et de la communication. Tous les développeurs ont en commun la capacité de coder, dans l’un des 500 langages de programmation, chacun avec ses avantages et inconvénients, permettant de concrétiser un besoin client. En dehors de son expertise dans son langage, le développeur possède des connaissances techniques informatiques, lui permettant d’évaluer les ressources nécessaires à un projet. Il est aussi important de rappeler qu’un développeur est une personne très organisée, aussi bien dans ses tâches quotidiennes que dans ses méthodes de travail. A haute responsabilité, un développeur peut se retrouver face au client, pour lui expliquer ce qui est possible, et dresser un cahier des charges du projet. De quoi vite casser les préjugés du « nerd » introverti.

 

L’efficacité comme maître mot

On retrouve une particularité chez les développeurs, et les ingénieurs plus largement, qui est leur forte tendance à inventer des processus pour simplifier leur travail et être plus productif. Il faut savoir que les premiers à travailler en méthode « Agile » ont été des ingénieurs de la NASA qui cherchaient simplement à garder un rythme de travail adapté à l’évolution technologique. Ces méthodes sont maintenant maîtresses dans tout le secteur IT. Autrefois, le développeur était seul sur son code qu’il délivrait à un intégrateur. Aujourd’hui, gare au développeur qui bâclerait la syntaxe de son code, car les développeurs travaillent en groupe sur une feuille de code, grâce à des outils comme Git [link Github] ou Bitbucket. L’intégration et les tests sont maintenant automatisés sur des machines virtuelles (VM) et permettent une plus grande autonomie et créativité aux développeurs. Grâce au Cloud et aux services SaaS et IaaS, il est même possible de développer des applications sans être directement opérateur, solution pratique et économique pour les PME. L’automatisation de certaines tâches comme la vérification du code et son intégration ont permis aux développeurs d’être plus efficaces, et surtout plus rapides dans l’exécution des projets.

 

 

Un métier d’avenir

Nombreux sont les pronostics sur l’avenir du numérique et du futur des métiers de l’IT. On parle souvent des taxis sans chauffeur, mais peut-on imaginer un développement sans développeur ? C’est peu probable étant donné l’évolution de la demande logicielle et web, vers des fonctionnalités toujours plus complexes. En revanche, il est possible que les développeurs n’aient plus à coder d’ici une dizaine d’années, nous prédit Chris Wanstrath, CEO de Github, dans une interview sur IDG Connect. Il est vrai que dans le cas d’interfaces simples, comme des pages web vitrines, d’eShop simplifié ou même d’applications, l’automatisation pourrait devenir une réalité. WordPress et sa nouvelle version Gutenberg, les Wix et autres outils de constructions de site ou encore Adobe Spark tendent déjà vers cet Internet sans développeur où il devient possible de créer un site avec seulement quelques connaissances en ergonomie et intégration. Mais n’oublions pas que le code n’est qu’une partie du métier de développeur, qui par ses connaissances et sa créativité doit savoir juger jusqu’où la technologie peut amener un projet, deviner ses limites et ses besoins techniques. De la même façon que les opérationnels et ingénieurs réseaux ont su se détacher des tâches d’intégration grâce à l’automatisation, le développeur délaissera les tâches de code les plus simples pour s’attaquer aux algorithmes qui faciliteront son travail au jour le jour.

 

 

De nouveaux jouets pour de nouveaux projets

Difficile d’imaginer le futur de l’informatique, vu son évolution ces 10 dernières années à moins d’avoir une De Lorean sous la main. Mais il est possible d’extrapoler sur les innovations d’aujourd’hui pour deviner à quoi s’attèleront les développeurs ces prochaines années. Un point qui semble aussi bien fasciner que faire consensus est l’utilisation de l’Intelligence Artificielle. Bien que le terme d’IA soit prématuré, qu’elle s’appelle Siri, Alexa ou Cortana, il est très probable que la machine devienne le meilleur ami du développeur en l’aidant aux tâches minimes de tests, de recherche ou même de scripts. On entre dès lors dans la cobotique, dans un univers où la machine est présente pour permettre à l’homme d’aller plus loin dans les tâches complexes. Dans l’industrie, il s’agit par exemple de commander certaines machines par la voix, afin de garder ses mains libres pour d’autres tâches, et aboutir à un plus grand niveau de précision. Les fans de supers héros peuvent par exemple penser à Jarvis d’Iron Man. Du côté d’internet, Il est peu probable que le web reste attaché au Html5, ni même à un format en 2 dimensions. Même si la Réalité Virtuelle et Augmentée ne semblent pas capter l’engouement des utilisateurs, ou se développer assez vite d’après leur goût. Les géants de la Tech préparent tout de même le terrain en adaptant les casques à la navigation web. Il se peut qu’un jour, l’inverse se produise, et que l’on puisse naviguer via des lunettes en RA ou en VR.

 

Ce métier est voué à évoluer, mais n’a que peu de soucis à se faire concernant sa survie comparée à celui d’autres secteurs. La demande de développeur est toujours en hausse et ne risque pas de disparaître de sitôt vu les orientations technologiques de notre économie. On peut donc imaginer un monde ou le C, le Java ou l’HTML deviennent des langues mortes, où le code serait automatisé en quelques clics, mais aucun univers parallèle qu’il soit n’admet la fin du développeur.