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IA : un atout qu’il ne faut pas voir comme une menace

Avec des avancées grandissantes d’année en année, l’intelligence artificielle fait partie intégrante de notre quotidien. Les experts informatiques sont parvenus à développer des techniques d’apprentissage automatique toujours plus poussées afin de nous simplifier la vie. De l’analyse financière au pilotage autonome, en passant par la reconnaissance d’image et le diagnostic médical, les bienfaits de l’IA sont une réalité.

De tels progrès donnent naissance au débat de la machine pouvant remplacer l’humain. Une question qu’il est important d’éclaircir en récapitulant le fonctionnement et le rôle de l’intelligence artificielle dans notre société. Afin de préparer efficacement les ingénieurs informatiques de demain, L’école Professionnelle du Numérique AFTI propose des formations spécialisées abordant les différents aspects de l’IA.

Fonctionnement de l’Intelligence Artificielle

Difficile de définir l’IA avec les nombreuses techniques et procédés employés pour faire fonctionner les algorithmes au sein de logiciels et applications. Ces derniers peuvent avoir pour finalité la traduction d’un texte, le calcul d’un trajet, la conduite d’un véhicule et bien d’autres… Autant de tâches qui sont habituellement effectuées par un humain. Fréquemment appelé machine learning dans le jargon informatique, ce domaine se décline en trois grandes méthodes.

L’apprentissage supervisé ou deep learning :

Très à la mode aujourd’hui, il consiste à concevoir un système informatique capable de reconnaître des choses prédéfinies. On combine donc une masse d’éléments modélisés sous forme de caractéristiques avec un algorithme d’apprentissage. Le but est de différencier les choses souhaitées à l’aide des caractéristiques.

Pour faciliter ce travail, le deep learning va diviser l’apprentissage en divers modules classés en couches successives. Il forme alors ce que l’on appelle un réseau neuronal multicouche et évite une modélisation à la main. Ainsi hiérarchisées, les couches vont favoriser la sélection des caractéristiques. De plus en plus complexes, les systèmes de deep learning récents sont composés de plus de 150 couches. À l’image des algorithmes de pilotage automatique de Tesla, ils sont à même de reconnaître plusieurs centaines de millions de caractéristiques.

L’apprentissage par renforcement :

Plus long à réaliser, ce mode d’apprentissage fonctionne par une amélioration en continu de l’algorithme. Expérience après expérience, le système se perfectionne et apprend de ses erreurs. Ne fonctionnant pas sur un étiquetage des données, il implique de répéter les actions encore et encore.

L’apprentissage non supervisé :

Cette méthode implique que le logiciel identifie seul les barrières et les réussites de son apprentissage, à la manière des humains. Il utilise des réseaux neuronaux multicouches et des algorithmes de clustering pour y parvenir. Néanmoins, personne n’est encore parvenu à l’appliquer pour des cas complexes.

Une intelligence ciblée, mais limitée

Les récents progrès en matière d’IA sont déjà remarquables. Les logiciels d’échecs parviennent à battre les joueurs les plus talentueux, l’avènement des voitures autonomes est une réalité et les facultés de reconnaissance faciale ou vocale sont impressionnantes. Pour de nombreuses tâches, les programmes informatiques s’avèrent bien meilleurs que les humains. Néanmoins, il s’agit là de compétences bien précises et non d’intelligence généralisée. Fonctionnant sur un principe de calculs statistiques, ils exécutent uniquement la mission qui leur a été confiée. Le machine learning va utiliser des procédés de probabilités, d’évaluation, de gradient stochastique, de régression linéaire ou polynomiale et autres, pour la mener à bien.

Les nouveaux outils boostés à l’intelligence artificielle n’ont donc pas pour but de remplacer les humains, mais de faciliter leur travail. Il s’agit souvent de tâches répétitives et très longues. L’IA représente finalement une succession d’outils permettant d’accélérer et simplifier un processus. Les algorithmes permettent ainsi d’optimiser une analyse dans le domaine médical en étudiant des centaines d’images en quelques secondes. Véritable atout technologique, elle exécute sa tâche et laisse à l’humain le soin de prendre la décision.

Une complémentarité homme – machine

C’est donc bien la réalisation de différentes tâches que l’intelligence artificielle propose avec une grande précision et une redoutable efficacité. Il est donc vrai qu’une partie du travail normalement effectué par un humain va être petit à petit automatisé à travers les algorithmes. En 2017, une étude du cabinet de conseil McKinsey a évalué à 50 % les tâches pouvant à terme être automatisées. Cela dit, une tâche ne représente pas la totalité d’un emploi. Loin de nous remplacer, l’IA est incapable d’intervenir en dehors de ce pour quoi elle a été conçue. Si elle est d’une rapidité et d’une précision inégalable pour étudier et analyser des radios médicales, le rôle du médecin n’en reste pas moins essentiel. Il sera le seul en mesure de parler avec son patient, de contrôler et de valider le diagnostic afin de choisir le traitement. Ne pouvant offrir une polyvalence suffisante, l’intelligence artificielle ne dispose d’aucune aptitude sociale.

Il est également essentiel de prendre en compte les nombreux postes créés par l’utilisation de l’intelligence artificielle. Des emplois que l’on retrouve en majorité dans le secteur informatique, mais pas uniquement. Un phénomène que l’on peut déjà observé avec des entreprises pionnières en la matière comme Amazon. Entre des drones livreurs, des robots pour faciliter la logistique dans les entrepôts et des caisses automatisées dans ses magasins, le géant américain n’a cessé d’augmenter son taux de robotisation. Cependant, sa main d’œuvre continue d’augmenter. Il en est de même pour Tesla dont le recours accru aux machines a impliqué des hommes et des femmes pour les faire fonctionner.

Sur le plan du diagnostic et de l’analyse, l’intelligence artificielle s’avère être sans comparaison. Néanmoins, elle aura toujours besoin de l’humain pour prendre les décisions, créer les programmes informatiques, effectuer la maintenance et faire le lien entre les diverses tâches.

L’AFTI : des compétences qui suivent l’évolution de l’informatique

Au travers de ses programmes de formation, l’école d’ingénierie informatique AFTI aborde l’intelligence artificielle selon différents angles. Branche incontournable de l’informatique de demain, elle se retrouve notamment dans les cursus de type CDA – Concepteur (trice) Developpeur (euse) d’Applications ou encore ETGL – Expert en Ingénierie de Développement et logiciels. Réalisées en alternance, les formations combinent théorie et pratique pour préparer au mieux les futurs spécialistes de l’IA de demain. De quoi apporter toutes les connaissances nécessaires et une première expérience pour répondre de manière optimale à la forte demande de ce secteur.