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Intelligence Artificielle, quel avenir pour la France ?

L’intelligence Artificielle est un sujet omniprésent actuellement. Autrefois réservée au domaine de la science-fiction, elle apparaît aujourd’hui comme un élément central de notre futur proche. Allant du simple Chatbot qui répond à vos questions de service client à des robots autonomes capables d’interagir avec l’humain. Ce nouveau domaine est vaste et suscite donc beaucoup de questionnements. Comment notre pays anticipe-t-il les opportunités et quels pièges souhaite-t-il éviter ?

Une longueur d’avance pour les grandes puissances

La France rayonne sur le plan européen, et même mondial en termes de recherches technologiques. On parle d’ailleurs de la FrenchTech.

Le nom est né en 2013 à l’initiative de l’État, il définit à la fois un label et une communauté. Sa portée est de promouvoir le développement des start-ups françaises et l’innovation au cœur de ces dernières.

Le domaine est grand et regroupe inventeurs, auto-entrepreneurs, chercheurs, investisseurs et bien d’autres encore. En trois mots, la FrenchTech consiste à fédérer, accélérer et rayonner.

C’est donc tout naturellement que la France souhaite se positionner sur le marché des IA, car c’est un grand sujet de société qui nous concerne tous. Bien sûr, certains pensent qu’elles vont échapper à leurs créateurs, à l’image de 2001 l’odyssée de l’espace, ou encore, elles vont voler le travail de certains.

Cédric Villani dans une interview accordée à la chaîne YouTube thinkerview énonce que 2/3 des français déclarent ne pas savoir ce qu’est un algorithme, 2/3 également se disent effrayés par les IA.

De plus, Cédric Villani note un retard par rapport aux grandes puissances comme les États-Unis ou la Chine. Le député de l’Essonne exprime aussi la peur de certains Français qui craignent de voir notre pays réduit au rang de colonie par une des deux puissances mondiales les plus avancées sur le sujet.

Pour prendre l’exemple de la Chine, leur ascension est fulgurante, le pays a accès à beaucoup de données, la politique pratiquée facilite l’accès à ces dernières, en addition à cela la concentration de capitaux est grande dans ce pays.

 

La France, acteur important de l’IA

Dans cette même interview, Cédric Villani expose que la première étape pour la France est une réelle compréhension des enjeux de la part de la population. C’est pourquoi l’État a décidé de mettre en place des mesures proactives.

Parmi ces dernières, on retrouve la mise en avant des experts dans le domaine, qui seront les plus à même d’expliciter les tenants et aboutissants de cette nouvelle technologie. Mais également la mise en place de défis, un évènement tel que les 24h du Mans réservé aux voitures autonomes pourrait voir le jour dans les prochaines années.

Garder la main mise sur les données est également un des grands challenges que nous réserve cette transformation technologique. En effet, pour l’instant la plupart des données mondiales convergent vers les États-Unis, l’armée française elle-même est en collaboration avec Microsoft. Mais cela n’enlève rien aux capacités de recherches de notre pays en matière d’IA, placées au rang mondial.

En effet, les formations françaises en informatique sont réputées et complètes. À l’image de la formation ETGL en bac +5, proposé par l’AFTI, qui allie algorithmique et développement d’outils de test de systèmes Big Data.

Malgré tout, la France peine à transformer ses avancées scientifiques en applications industrielles et économiques, en partie à cause du sentiment de crainte que ressent la population vis-à-vis des risques encourus. Cette peine devra être surmontée afin d’éviter une fuite des cerveaux.

Le domaine étant prometteur, de plus en plus d’ingénieurs en informatique se spécialisent et trouvent un diplôme chaque année en France. Après, il faut pouvoir leur offrir un cadre de travail épanouissant et stimulant de nature à non seulement pousser notre pays, mais également l‘Europe, vers une position de leader sur ces innovations technologiques liées aux IA.

Progrès et éthique vont de pair

Les opportunités qu’offrent les IA sont monumentales, certes, mais à quel coût ? Cédric Villani définit quatre secteurs prioritaires en France pour les prochaines années.

  1. La santé, qui est actuellement un des domaines les plus prometteurs en matière d’avancées technologiques. Il pourrait également devenir controversé en termes d’éthiques, à travers notamment les débats liés au transhumanisme.
  2. Les transports, car malgré les progrès déjà effectués, nous sommes loin du cinquième élément et de son trafic routier millimétré.
  3. La défense qui pose plusieurs problématiques, car les grandes capacités d’analyse de données induisent un pouvoir qui peut devenir inquiétant.
  4. L’environnement, secteur de plus en plus sollicité.

 

En effet les Big Data sont gourmandes en énergie, et la technologie de la Blockchain l’est d’autant plus. Il faut donc avancer prudemment, instaurer des règles et des bases solides pour un développement optimal de l’IA en France.

Et cela passe avant tout par l’éducation, des populations et des étudiants en ingénierie informatique. En effet, ce sont ces derniers qui sont à la base de tout développement du secteur en France.

En ce sens, le diplôme d’Architectes Réseaux de Datacenters proposé par l’AFTI vous permet en une année de devenir un spécialiste de la construction des Réseaux de la nouvelle génération et des Datacenters, dont les IA auront besoin.

La France a déjà une place considérable dans le domaine de la technologie, et les ingénieurs français de demain auront un rôle d’autant plus important. La crainte est présente, mais, dans une certaine mesure, c’est elle qui permettra un développement contrôlé et plus éthique. Pour en savoir plus, consultez le rapport « donner un sens à l’intelligence artificielle » publié en mars 2018.