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Interview Olivier Alhinc : « Grâce à cette formation, j’ai 15 ans de travail assuré »

Afin de vous présenter l’AFTI avec une vue de l’intérieur, nous sommes allés toquer à la porte d’Olivier Alhinc, actuellement élève au sein de l’AFTI et architecte cybersécurité chez Naval group (ex DCNS). À 54 ans, Olivier n’a pas eu peur de rejoindre les bancs de l’école, bien au contraire. Il a saisi cette opportunité pour évoluer au sein de son entreprise et retrouver une véritable soif d’apprendre. Entretien.

Olivier, peux-tu te présenter ?

Je suis architecte SIE chez Naval Group (ex DCNS). Il s’agit du leader européen du naval de défense et d’un acteur majeur dans les énergies marines renouvelables. Cela fait déjà 11 ans que je suis au sein de l’entreprise, où j’ai essentiellement travaillé pour la Direction des Systèmes d’Information.

Jusqu’à aujourd’hui, mon métier était de concevoir et construire les infrastructures réseaux de l’entreprise. Cela m’a donné l’occasion de parcourir l’ensemble des sites de Naval Group. De 2012 à 2014, je suis même allé côté métier, pour m’occuper de réseaux à bord de bateaux. Par la suite, j’ai été responsable des infrastructures du projet de construction des sous-marins australiens. Et désormais, je travaille en Ile de France, depuis l’ouverture d’une cellule cybersécurité.

Qu’est-ce qui t’a poussé à rejoindre l’AFTI ?

C’est en intégrant cette cellule cybersécurité que j’ai parallèlement intégré la formation FORCYS de l’AFTI. C’est une formation dont j’avais déjà entendu parler par l’un de mes collègues et j’ai été ravi que les RH me la propose, dans le cadre du renforcement du pôle cybersécurité du groupe. J’ai commencé la formation en octobre 2016 et elle se termine en novembre 2017.

Après 50 ans, il est assez rare de se voir proposer des formations d’importance. Je suis la preuve vivante que la formation est encore ouverte et bénéfique aux séniors !! Ce qui est vraiment bien, c’est que cela redonne du souffle et de l’employabilité. Personnellement, je veux bien redoubler tellement c’est bien !

Et concrètement, comme cela se passe la formation FORCYS ?

n un an, j’ai eu le sentiment d’acquérir 10 ans d’expérience dans les domaines Windows, Linux et sécurité. La formation couvre énormément de domaines. Elle est dense, demande de l’investissement personnel et j’ai appris énormément de choses. Elle est très pragmatique et « terrain », avec des TP et/ou TD et des simulations en cours. Elle est très technique et vaste et c’est nécessaire puisque les hackers sont souvent constitués en équipe, où chacun a sa spécialité. Il faut être en mesure de les contrer. Nous sommes donc formés à être prêts à intervenir en cas de besoin. Et pour bien défendre, on nous apprend aussi à attaquer.

Cette année, nous sommes 27 élèves au sein de la promotion. 9 personnes sont issues du cycle scolaire standard, 10 personnes viennent d’entreprise comme Thales, Orange et SFR par exemple, et d’autres viennent de sociétés spécialisées en cybersécurité. Le plus jeune a 21 ans et le plus âgé, moi-même donc, 54 ans. Nous nous complétons bien, avec une petite lutte générationnelle qui fait du bien.
D’ailleurs ma séniorité m’a fait élire responsable de la promo FORCYS P2 et président du Bureau Des Elevés (BDE) sans avoir à me présenter ! Ce BDE, constitué de membres expérimentés, en a profité pour organiser cet été deux barbecues inter-promotion afin de brasser les générations présentes à l’AFTI autour de ces évènements festifs. Ils ont été très fortement appréciés aussi bien par les étudiants que par l’équipe pédagogique. A l’heure de remettre les clés aux successeurs du BDE, on nous en demande un petit dernier ! En plus j’ai vraiment pu joindre vie d’école et apprentissage d’un nouveau métier.

Et cela a déjà changé ta façon de travailler ?

Grâce à cette excellente opportunité, je suis donc devenu architecte/intégrateur cybersécurité et je fais l’interface entre les équipes cybersécurité et les équipes réseaux. Je suis en mesure de mettre à profit tout ce que j’ai appris au sein de l’entreprise, afin de protéger des bateaux toujours plus numérisés. À 54 ans, il me reste 15 ans de travail au moins et grâce à cette formation, j’ai 15 ans de travail assuré !