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Actualité et agenda de l'AFTI

Low Tech

Low Tech, une nouvelle tendance de numérique éthique ?

Avec les débordements sociaux et environnementaux de la high tech, la low tech touche un public de plus en plus large. Elle prône une consommation utile et une production mesurée pour la réalisation de technologies numériques simples et respectueuses de la planète. Un véritable atout pour changer les mentalités et entamer une transition énergétique et écologique.

Avec ce nouveau challenge à relever, le monde a besoin plus que jamais d’ingénieurs informatiques impliqués et de développeurs qualifiés. Les parcours en alternance de l’école supérieure du numérique AFTI assurent aux étudiants une habile combinaison de compétences et d’expérience. Parmi de nombreuses formations, on retrouve des spécialisations réseau ERE – Administrateur Réseaux, Systèmes et Sécurité et ARD – Architecte Réseaux de Datacenter, ainsi qu’un cursus en développement ETGL – Expert en Ingénierie de Développement et logiciels.

 

Rôle et principes de la low tech 

Si la low tech reste une technologie, elle a recours à un minimum de ressources et vise à éviter autant que possible l’obsolescence. Avec pour objectif un rôle durable sur le plan environnemental et social, les produits et services low tech peuvent aussi bien se montrer disruptifs que tous autres. Loin d’annihiler l’inventivité et la créativité, la low tech invite à changer les consciences pour réserver la technologie aux besoins indispensables dans un cadre éthique. Parmi les grands principes de ce courant, on peut donc compter la remise en cause des besoins réels, une production durable, une économie des ressources, une réduction de l’utilisation des machines et un bon équilibre entre performance et accessibilité.

La low tech regroupe de nombreuses initiatives comme les sites de ventes en vrac, les services zéro déchets, ou les produits technologiques durables à l’image du Fairphone et de la lampe à gravité. On les retrouve également dans la smart city au travers des systèmes de recyclage d’eau, de datacenter alimentés en énergies renouvelables, de fours et chauffe-eaux solaires… Sur internet, la low tech favorise un allègement des sites pour plus d’accessibilité en dépit de la qualité de connexion et du matériel utilisé.

 

Repenser les services numériques

Entre un engouement fervent pour la high tech et les abus commerciaux qui en découlent, l’ère numérique connait de nombreuses dérives. L’impact environnemental est de plus en plus inquiétant et des addictions grandissantes touchent la jeunesse. Pourtant, a-t-on réellement besoin de cette pluie de gadgets connectés pour être heureux ?

Essentiel à l’ensemble des technologies de pointe, le numérique est facilement catalogué avec la recherche permanente d’innovation de la high tech. Cependant, le caractère collaboratif du numérique et de l’open source offrent de belles perspectives pour un partage équitable de l’information et des compétences. Véritable outil de collaboration à distance, le numérique peut se destiner à la conception de services durables et utiles, conformes aux principes de la low tech. Une démarche qui doit gagner les différents niveaux des entreprises, à commencer par les développeurs, les architectes réseau et les responsables informatiques.

Dans un premier temps, il est important de favoriser la création d’applications sans fonctionnalités superflues pour se concentrer sur les besoins à valeur ajoutée nécessaires aux utilisateurs. Dans un second temps, les services proposés et leurs interfaces doivent être rendus accessibles au plus grand nombre de manière simple et totalement transparente.

 

Quand le développeur passe en mode low tech

Qu’il s’agisse de la construction d’un site ou d’une application, les développeurs doivent modifier leur façon de travailler. Avec une tendance à la sobriété numérique, une contrainte de taille maximum pour la création d’un site contribue à limiter le stockage de données grandissant en datacenters. Pour alléger l’utilisation des serveurs au sein de ces derniers, il existe divers moyens comme la mise en place d’un mode hors ligne systématique des applications. Même chose pour les objets connectés dont la diminution de la consommation énergétique est un point essentiel.

Si les développeurs ont l’habitude de travailler sur des plateformes dernier cri avec une connexion très haute débit, il est évident que même les logiciels les plus lourds fonctionnent de manière optimale. Il faut néanmoins tenir compte des nombreuses personnes à la connexion limitée et dotées de smartphones d’anciennes générations. Miser sur la low tech et ses services plus accessibles permet d’alléger une application afin d’accroitre le nombre d’utilisateurs potentiels. Des initiatives qui pourraient bien freiner la course effrénée au changement de matériel pour un plus puissant, entrainant des conséquences négatives sur l’environnement.

 

Avec un réel impact sur les consciences, les low tech offrent un regard différent sur l’innovation. Un changement qui mobilise toujours l’inventivité et les talents de chacun pour créer des technologies durables répondant à des besoins précis. Les développeurs, concepteurs de logiciels et ingénieurs réseau de demain vont avoir un rôle à jouer pour réaliser des produits et services informatiques en adéquation avec les valeurs de la low tech. En ce sens, l’AFTI délivre des formations de qualité afin de leur procurer les connaissances nécessaires pour relever les défis de leur future carrière.