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Etude robotique - CFA AFTI

Robotique, où en sommes-nous ?

De tous temps l’humain a imaginé des mécanismes qui lui permettent de lui faciliter la vie. Et bien évidemment, avec l’évolution de la technologie toujours plus croissante, ces mécanismes ont pris une ampleur considérable. Qu’ils soient nettoyeurs de piscine, médecin ou simple jouet, petit point sur les robots d’aujourd’hui et de demain.

 

Un peu d’histoire : de l’automate au robot

Avant de parler de robots, parlons de leurs ancêtres, les automates. Ces derniers sont des structures qui fonctionnent à base de règles strictes, heuristiques ou probabilistes, le tout sans l’intervention de l’humain. Ils ont fait leur apparition dès l’antiquité et se résumaient à leurs débuts à des appareils mécaniques imitant des êtres humains ou des animaux.

Le plus célèbre est né au dix-huitième siècle, considéré comme l’âge d’or des automates. Ce dernier n’était autre qu’un canard, fabriqué par Jacques de Vaucanson, qui était capable d’ingérer puis digérer de la nourriture. Les automates étaient aussi utilisés dans l’industrie, capables, une fois programmés, d’accomplir certaines tâches répétitives.

C’est au début du 20ème siècle que sont apparus les premiers robots. La robotique étant l’ensemble des domaines scientifiques et industriels en rapport avec la conception et la réalisation des robots. La différence avec les automates sont les organes sensoriels, des capteurs qui recueillent des informations sur l’environnement et qui vont influencer les actions du robot.

Au cours du même siècle est aussi apparue la notion d’Intelligence Artificielle (IA), nommée ainsi par John McCarty en 1956. Le fameux test de Turing étant un des principaux fondateurs de ce mouvement.

 

Aujourd’hui et demain, des robots pour nous aider

Le futur de l’industrie repose en partie sur les robots, non pas dans un sens où ils remplaceront complètement l’humain, mais dans un mouvement collaboratif entre humain et machine. Ce mouvement porte un nom : la cobotique.

Définit sur trois niveaux, son but est d’apporter du confort aux collaborateurs :

  • Le premier niveau repose sur les robots téléopérés, qui permettent aux techniciens d’accomplir des tâches dans des zones jugées trop dangereuses pour l’humain
  • Ensuite il existe la comanipulation, où l’homme et le robot sont en parfaite coopération, la machine permettant un travail minutieux
  • Pour encore plus de précision et ajoutant à cela de la force, le troisième et dernier niveau est représenté par les exosquelettes. Ces derniers sont de véritables armures portées par un humain qui permettent de décupler les capacités de ce dernier

 

Bien entendu lorsque l’on parle de cobotique, on ne peut éviter de parler d’iIA. Considérée comme « faible », elle est présente dans toutes les formes de robots, puisqu’ils sont entrainés, notamment grâce à la méthode du machine learning.

Ces cobots industriels ont de beaux jours devant eux : Barclay Equity Research a donné une estimation très encourageante pour les acteurs du marché, à savoir 150 000 ventes de robots collaboratifs pour l’année 2020.

Certains souhaitent même aller plus loin dans la collaboration. Avec des IA plus développées, on pourra bientôt trouver normal de se faire opérer par un robot.

 

Faut-il avoir peur des robots ?

Même si la plupart des projets vont dans un sens positif, à l’image du robot d’accueil Pepper par exemple, la robotique dans son évolution possible apporte un grand nombre de questionnement.

On l’a vu avec l’arrivée des voitures autonomes. Si une de ces dernières se retrouve face à un dilemme, à savoir percuter une personne âgée ou un groupe d’enfant, quel choix va-t-elle faire ? Pourquoi ?

Au-delà de cela, la question de l’armement soulève énormément de débats aujourd’hui. Les armées possèdent déjà des drones, dirigés par les humains, ces derniers gardant le pouvoir décisionnel sur les attaques. Mais si l’on va plus loin dans la démarche militaire, on pourrait un jour créer des robots à l’image de robocop, insensibles donc à la peur, pour aller faire la guerre au pays voisin.

C’est pourquoi deux lettres ouvertes pour prévenir de ces dangers ont été publiées. La plus récente a été publiée en août 2017 et signée par 116 responsables d’entreprises spécialisées dans la robotique ou l’IA. Elle est directement adressée aux Nations Unies et plaide l’interdiction pure et simple des armes automatisées.

 

Essentiel dans le secteur de l’industrie, la robotique construit un nouvel avenir pour le travail humain, accompagné de sa désormais fidèle IA. Il lui reste à instaurer de solides régulations dès aujourd’hui, afin d’espérer une belle collaboration humains / machines dans le futur.