Le développement du métavers est en marche et pourrait bien nous simplifier la vie pour réaliser les démarches administratives des institutions.

Alors que certains le présentent déjà comme le nouvel Internet, le métavers est en passe de devenir réalité. Véritable infrastructure d’espaces virtuels interconnectés, il se profile comme une passerelle idéale pour l’accessibilité aux services publics. Sous l’impulsion des investissements colossaux des géants de la tech, la ville de Séoul prévoit le lancement de son métavers dès 2023.

À l’image de Facebook/Meta, les profils informatiques pour aider à la création de métavers sont de plus en plus recherchés. Avec divers cursus, l’Afti Numérique forme les futurs ingénieurs de demain. Parmi de nombreuses formations en alternance, on retrouve :

La course au métavers et à ses applications

Ce n’est pas pour rien si Facebook a décidé de changer de nom pour Meta. En effet, l’incontournable entreprise américaine mise dorénavant sur le déploiement du métavers. Depuis des années déjà, elle investit dans la réalité virtuelle et compte bien s’imposer sur ce marché émergent. Ses plus grands concurrents, Google, Apple et Microsoft travaillent de leur côté pour ne pas se laisser distancer et lancer leurs propres applications du métavers. Les grandes similitudes du métavers avec le jeu vidéo voient des entreprises comme Nvidia, Tencent et Epic Games se lancer également dans la bataille.

Le métavers se présente comme une doublure numérique du monde. Il se compose d’un ensemble d’espaces virtuels dans lequel il est possible de se déplacer en temps réel. Un univers virtuel où chacun apparait sous la forme d’un avatar. Les possibilités sont multiples, permettant d’assister à des spectacles, de participer à des formations, de jouer, de faire du shopping et plus encore.

Pour les pouvoirs publics, le métavers constitue une solution accessible à tous sans sortir de chez eux pour réaliser toutes les démarches administratives. Si dans l’avenir son usage se démocratise, il va simplifier de nombreux services municipaux et administratifs. Loin de se réserver au divertissement, le métavers projette de devenir un outil pour simplifier la vie de ceux qui ne peuvent pas se déplacer ou qui sont isolés. Pour que l’accessibilité des services municipaux soit optimale, il faudra néanmoins être équipé d’une bonne connexion Internet et d’un casque de réalité virtuelle.

La Corée du Sud et la ville de Séoul au premier plan

Si de nombreux pays envisagent de créer leur métavers, c’est la ville de Séoul qui sera la pionnière en la matière. Avec les premières applications opérationnelles en 2023, la capitale de la Corée du Sud a déjà bien avancé sur son projet de métavers. 4e mondial sur le marché des jeux vidéo, le pays prévoit d’abord une accessibilité via le smartphone.

Il sera possible de réaliser des services de proximité comme les dépôts de plainte et différentes démarches sans avoir à se rendre à l’hôtel de ville. Un premier pas dans le tourisme virtuel va voir le jour avec des visites en ligne du palais Deoksu, la place Gwanghwamun et le marché de Namdaemun. Il est également prévu de pouvoir assister au fameux festival des lanternes depuis nimporte quel ordinateur dans le monde. À cela s’ajoute un lieu virtuel réservé aux entreprises servant d’incubateur au développement de nouvelles technologies. Plusieurs grandes sociétés se sont engagées pour donner vie au projet. Selon les prévisions, le métavers coréen devrait être complet à l’horizon 2026.