Après des années à vanter le caractère infaillible de la blockchain, les spécialistes de la cryptomonnaie sont victimes de coûteuses attaques à répétition. La finance décentralisée doit revoir la fiabilité de sa principale technologie pour combler les failles de la blockchain et empêcher les piratages. Une fois encore la cybersécurité est en tête des préoccupations avec l’activité grandissante des hackers contre la technologie blockchain. Avec des formations spécifiques en alternance, l’Afti Numérique vous prépare aux nouveaux enjeux de la sécurité informatique.

De l’expérience et des compétences essentielles vous attendent dans différents cursus comme :

Bachelor systèmes réseaux et cybersécurité (ERE) – Titre niveau 6 .

Master sécurité informatique – MSI avec Sorbonne université .

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Un fonctionnement pas si infaillible

Répartie sur des milliers de serveurs aux quatre coins du monde, la technologie blockchain repose sur une base de données chiffrée qui répertorie les opérations entre utilisateurs. Chaque ordinateur représente un nœud. Il se charge de contrôler que les blocs à la chaîne, relatifs aux nouvelles transactions, sont conformes au protocole en place. De cette manière transparente, personne ne peut tromper le système et dépenser plus de cryptomonnaies que prévu.

Avec cette conception, la blockchain, est longtemps resté un système informatique invulnérable. Malheureusement, les pirates informatiques ont su trouver les failles pour s’engouffrer et dérober d’importantes sommes.

Les techniques utilisées par les hackers

Dotée d’un vaste réseau de nœuds, une blockchain peut voir la communication perturbée entre ces derniers. Il est alors possible d’introduire de fausses informations pour ensuite obtenir la confirmation de transactions frauduleuses.

Pour les aider à s’infiltrer, les pirates visent les utilisateurs finaux pour voler des informations utiles et didentification. À cela s’ajoute un risque d’erreurs de codage pouvant nuire à l’intégrité du système. Les algorithmes de chiffrement sont essentiels à la bonne sécurité des réseaux de blockchain. Or, le vol de clés d’utilisateurs reste la principale source de très nombreuses cyberattaques. Il existe également une technique difficile à mettre en œuvre, mais pas impossible, qui consiste à prendre le contrôle de plus de la moitié des nœuds d’une blockchain. Appelée attaque des 51 %, elle est plus facile à réaliser sur les systèmes de petite envergure. Les pirates ont ainsi la possibilité de manipuler la blockchain à leur guise.

Des piratages qui se multiplient

Un recensement du MIT Technology Review estime un montant d’environ deux milliards de dollars de cryptomonnaies dérobé depuis 2017. Les systèmes blockchain des places d’achat de bitcoins, ethers et autres ont été fortement visés.

Le 9 janvier 2021 marquait la première attaque aux 51 % réussie avec le piratage d’Ethereum Classic. Le 10 août, des hackers ont volé près de 611 millions de dollars sur différentes blockchains en piratant le protocole Poly Network. En décembre, deux plateformes de finance décentralisée ont annoncé une perte de plusieurs millions de dollars. La première, MonoX été victime d’un hacker qui a réussi à augmenter artificiellement la valeur d’un jeton pour ensuite en racheter d’autres sur différentes blockchains et tout revendre. Pour la seconde, Badger, le piratage a permis d’intercepter des transactions et de les détourner via un script introduit sur le site de la plateforme. Des fraudes de plus en plus fréquentes qui mettent la cybersécurité en tête des préoccupations des entreprises de la finance décentralisée.