Si la voiture autonome fait beaucoup parler delle, son autonomie complète pourrait bien être devancée par le bateau. Alors que le premier bateau autonome sapprête à traverser latlantique, la réalité a dépassé la fiction. Bardés de capteurs et de systèmes de navigation automatiques, les navires autonomes ne manquent pas d’atouts.

Des algorithmes de navigation à lanalyse de données, il représente un concentré de technologie sur leau. Avec des formations en alternance, l’Afti Numérique prépare ses étudiants aux défis de demain. Combinant expérience et compétences, différents cursus sont proposés comme :

Le Mayflower : le pionnier des futurs navires

Depuis les immenses caravelles qui parcouraient le globe, l’équipage des bateaux n’a cessé de diminuer. Il est aujourd’hui sur le point de se passer de toute présence humaine à son bord. Si l’utilisation de drones maritimes n’est pas récente, le Mayflower Autonomous Ship (MAS) est le premier navire totalement autonome.

Après un départ reporté en 2020 pour cause de crise sanitaire, la première tentative en 2021 a été avortée à la suite d’un problème technique. L’année 2022 pourrait être la première réussite d’un trajet en navire autonome.

À la différence d’une voiture autonome, le navire autonome rafraichit les données de son environnement non pas instantanément, mais à chaque seconde. Le nouveau Mayflower embarque plus de 30 capteurs, 6 caméras, des balises satellites, des sonars et tout un système d’interconnexion, de GPS et autres. Le créateur du projet, la société ProMare a pour objectif l’exploration et la recherche archéologique en mer. Long de 15 m, le bateau allie l’énergie solaire avec un moteur hybride diesel et électrique.

La partie logicielle du navire est le fruit d’une collaboration avec IBM. Elle assure la gestion des capteurs et du matériel connecté, ainsi que l’ensemble des décisions opérationnelles pour le bon fonctionnement du bateau. Le principal défi consiste à anticiper en toutes conditions les aléas de l’environnement comme les baleines et objets flottants. Pour y parvenir, le Mayflower s’appuie sur un algorithme de vision par ordinateur ultra performant.

Un progrès aux nombreuses qualités

Sur le plan environnemental et économique, le navire autonome possède de sérieux atouts. Selon le type de cargaison, il est capable de passer en vitesse lente pour économiser du carburant et réduire son empreinte carbone.

En matière de coûts, cela se caractérise tout d’abord par l’absence de main-d’œuvre. Elle représente une économie de 30 % sur l’exploitation globale d’un navire. Sans équipage, les navires autonomes peuvent également gagner de la place et réduire leur poids. Les diverses installations comme l’air conditionné, l’eau, les cabines et autres ne sont plus nécessaires. La structure entière du bateau peut être repensée en fonction de ses nouveaux besoins. Cela peut se traduire par un allègement de l’ordre de 5 % et une réduction significative de la consommation de carburant. Reste à déterminer un nouveau droit maritime et de nouvelles normes adaptées aux navires autonomes sans équipage.

Un atout pour la recherche marine

À l’exemple du Mayflower, les bateaux autonomes sont une source de recueil d’informations idéale pour le domaine de la recherche maritime. Les bateaux peuvent être envoyés dans des environnements hostiles sans risquer de blesser l’équipage et pour un coût réduit. 

De son côté le Mayflower va pouvoir calculer et estimer l’énergie portée par les vagues, identifier la composition chimique de l’eau et enregistrer le chant des baleines.